Santiag en Daim
La santiag daim regroupe ici deux matières que le catalogue nomme séparément : le daim et le daim synthétique. La mention figure dans le titre de chaque produit, et elle mérite d'être lue avant l'achat, parce que ces deux surfaces ne réagissent pas de la même manière à l'eau, à la brosse et au temps. Une part notable de ce rayon relève de la seconde catégorie.
Le daim est un cuir poncé côté chair ; son poil est irrégulier, il change de teinte selon le sens où on le caresse, et il se patine. Le daim synthétique imite cet aspect avec un poil plus court, plus uniforme et plus régulier, qui ne prend pas de patine mais ne se tache pas aussi vite. À l'œil, l'écart est ténu ; à la main, le second est plus lisse et plus froid. En cas d'averse, le daim marque durablement, le synthétique sèche en gardant sa teinte.
C'est sur la santiag daim que les franges sont les plus présentes, longues sur la tige ou courtes en surpiqûre. Le poil de la matière leur donne un mouvement que le simili cuir ne rend pas. On y trouve aussi les talons cubains et les talons carrés en bois, les clous géométriques, les broderies florales et quelques inserts turquoise. Les modèles les plus sobres se limitent à une tige lisse et à une couture centrale, sans ornement.
L'entretien du daim tient en un geste répété : brosser à sec, dans le sens du poil, après chaque sortie. Un imperméabilisant en spray appliqué avant la première mise, puis toutes les quelques semaines, limite fortement les taches.
Le daim se décline aussi par teinte : modèles noirs en daim, daim marron et daim beige. Trois modèles : Santiag haute camel Daim Femme – Broderies florales, Santiag mi-haute marron clair Daim Femme – Franges longues, Santiag basse bleu Daim Femme – Bout pointu, zip doré.
Le titre du produit porte soit « Daim », soit « Daim Synthétique ». C'est la seule indication fiable, et elle est systématique sur ce rayon.
Mal, sauf s'il a été imperméabilisé. Une pluie fine sur une tige traitée perle et n'entre pas ; sur une tige nue, elle laisse une auréole en séchant. Le daim synthétique s'en tire mieux mais reste sensible aux taches grasses.
Oui, à condition d'anticiper le sel de déneigement, qui est bien plus agressif que la pluie. Un passage à l'eau tiède sur la zone touchée, avant séchage complet, évite l'auréole blanche qui autrement s'installe définitivement.
Une brosse en crêpe ou en laiton souple redresse le poil couché. Sur une zone très tassée, la vapeur ouvre la fibre, à condition de brosser aussitôt après. N'utilisez jamais de cirage classique sur du daim.
Elles s'emmêlent et se salissent plus vite que la tige, parce qu'elles balaient le bas de la jambe. Un brossage régulier suffit ; en revanche, éviter de les tirer pour les démêler, la couture d'attache cède avant la frange.
Le daim véritable se détend légèrement et épouse le mollet après quelques semaines. Le daim synthétique bouge beaucoup moins : la taille du premier jour reste celle de la dernière saison, ce qui est un avantage si l'ajustement vous convient d'emblée.