Santiag Basse
Une santiag basse se reconnaît à sa tige courte, arrêtée au-dessus de la cheville, là où les modèles mi-hauts montent jusqu'au mollet. C'est la hauteur la plus discrète du vestiaire western, et celle qui se glisse le plus facilement dans une tenue de tous les jours. Le rayon mélange daim, daim synthétique, simili cuir et synthétique.
La différence ne tient pas à la hauteur mais à la construction. Le bout reste pointu ou légèrement effilé, le talon est incliné plutôt que droit, et la tige conserve la découpe en V à l'avant héritée de la botte de travail.
Le zip latéral revient souvent : sur une tige courte, il n'est pas indispensable à l'enfilage, il sert surtout à ajuster la cheville. Les sangles, lanières et boucles se placent sur le côté ou à l'avant. Côté semelle, on trouve des talons compensés, des talons bloc et quelques talons bois, plus rustiques et plus bruyants sur sol dur. Un modèle porte un motif léopard, un autre un talon évasé : ce sont des pièces isolées, pas une tendance du rayon.
C'est le point où la tige courte est la plus exigeante. Un pantalon qui s'arrête pile sur la tige coupe la jambe et écrase la silhouette. Deux solutions fonctionnent : un pantalon assez court pour laisser voir la cheville et la tige entière, ou un pantalon assez long pour recouvrir franchement le haut de la tige. Le entre-deux est le seul cas à éviter. Avec une jupe ou une robe, la question ne se pose pas.
Les autres entrées de ce rayon : tiges courtes noires, tiges courtes marron et tiges courtes beige. Trois modèles : Santiag basse noir Daim Femme – Talon compensé, Santiag basse beige Daim Femme – Boucle, zip, Santiag basse bleu Daim Femme – Talon bois.
Oui, mais la cheville reste plus exposée qu'avec une tige haute. Une chaussette montante en laine règle le problème sans gêner l'enfilage, à condition que le modèle ne soit pas déjà très ajusté à la cheville.
Il ne sert pas vraiment à enfiler, la tige étant assez courte pour passer le pied. Il permet en revanche de resserrer la cheville et d'éviter que le fût ne bâille, ce qui change le maintien pendant la marche.
À la brosse à daim, à sec, en respectant le sens du poil. L'eau et le savon feutrent la matière et laissent des auréoles. Pour une tache installée, une gomme spéciale daim vaut mieux qu'un liquide.
C'est la hauteur la plus accommodante, puisque la tige s'arrête avant le mollet. Le point de serrage se situe à la cheville et au cou-de-pied, deux zones où les écarts de morphologie sont bien moindres qu'au mollet.
La mi-haute monte au mollet et impose davantage sa présence dans la tenue ; elle se coordonne moins facilement avec un pantalon. La tige courte se fait oublier et passe partout, au prix d'une allure western moins affirmée.
Oui, nettement plus qu'un talon caoutchouc, surtout sur carrelage ou parquet. C'est inhérent à la matière. Un patin collé par un cordonnier atténue le bruit et protège en même temps le talon de l'usure.