Santiag en Cuir
Sur ce rayon, la santiag cuir n'est pas tout à fait ce que son nom laisse attendre : la grande majorité des modèles est en simili cuir, et le cuir véritable ne concerne qu'une minorité de références. L'information n'est pas cachée, elle est portée dans le titre de chaque fiche produit, qui indique « Cuir » ou « Simili Cuir ». C'est ce libellé, et lui seul, qui doit décider de l'achat.
Le cuir est une peau tannée : il respire, se patine, se marque et prend la forme du pied au bout de quelques semaines. Le simili est un support textile enduit : il ne respire pas et ne se patine pas, mais il garde sa forme, ne se distend pas et se nettoie d'un coup de chiffon. Aucune des deux n'est disqualifiée d'avance, elles ne rendent simplement pas les mêmes services.
La tige basse s'arrête juste au-dessus de la cheville et se glisse sous un pantalon droit sans le déformer. La mi-haute monte à mi-mollet et demande un bas rentré ou un ourlet court. La haute s'arrête sous le genou et change franchement l'allure. Les trois hauteurs existent dans les deux matières, mais les tiges hautes sont plus souvent en simili.
Une santiag cuir en peau se détend légèrement, épouse le mollet et se ride au coup de pied ; ces plis font partie de son vieillissement. Une tige en simili conserve au contraire sa cote d'origine : ce qui est confortable le premier jour l'est encore deux ans plus tard, et ce qui serre le restera. Les plis de flexion y apparaissent en fines cassures claires plutôt qu'en patine.
Pour affiner, voyez le rayon femme, les modèles marron et les modèles beiges. Trois paires représentatives : Santiag haute noir Cuir Femme - Bout pointu, talon cubain, Santiag mi-haute camel Cuir Femme - Broderies florales, talon biseauté, Santiag haute blanc Simili Cuir Femme - Broderies western.
Le mot cuir sert ici de nom de famille pour un type d'aspect, pas de garantie de matière. Le catalogue corrige au niveau du produit : chaque titre porte la mention exacte, et c'est elle qui fait foi.
Il peut se marquer là où la tige plie, surtout si la paire sèche près d'un radiateur ou reçoit une crème grasse. Un chiffon humide et un séchage à température ambiante repoussent nettement ces cassures.
La tige basse est la plus facile à intégrer : elle se porte comme une bottine et passe sous la plupart des pantalons. La mi-haute demande d'adapter le bas de la tenue, mais donne l'allure western que la basse atténue.
En règle générale oui, la matière première et le tannage pèsent sur le prix. L'écart n'est pas systématique d'un modèle à l'autre : la quantité de broderie, les clous et la semelle comptent aussi.
Moins bien qu'une peau, qui laisse passer l'humidité. Sur une journée entière, une chaussette en coton ou en laine fine change plus les choses que la matière de la tige elle-même.
Oui, la semelle se change indépendamment de la tige et un cordonnier pose un patin sans difficulté. Ce qui ne se répare pas, c'est un enduit de tige déchiré : la matière ne se recoud pas comme une peau.